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Mercure - Itinéraires Culturels

Les Saint-Nectairiens ont beaucoup de chance ! Mis à part le fait de vivre dans un cadre que personnellement je trouve idyllique, ils ont, dans leur village, une église extraordinaire.
On le sait, l'Auvergne possède quantité d'églises romanes de très belle facture. Celle de Saint-Nectaire semble être l'une des plus imposantes, si ce n'est l'une des plus belles.

L'église de Saint-Nectaire est un édifice roman, dans un style auvergnat très pur, datant du XIIe siècle.
Le plan de l'église est très classique de l'époque romane : deux tours de façade, un narthex, 5 travées dans la nef, deux collatéraux, un important transept, avec chapelles orientée, le chevet avec un déambulatoire à trois chapelles rayonnantes. A l'intérieur, on retrouve des baies en plein cintre, des voûtes d'arêtes pour les bas-côtés (ou collatéraux) et une voûte en berceau pour la nef. Ces éléments se retrouvent dans la plupart des constructions romanes.
La particularité de cette église en particulier, et dans le style auvergnat plus généralement, est l'utilisation de la pierre de lave dans la construction, ce qui donne des couleurs atypiques, par rapport aux églises et cathédrales des autres régions. D'autre part, la tour de croisée a une forme octogonale, ce qui se retrouve souvent en Auvergne. Cette tour n'est pas systématique dans les édifices religieux. Mais ici, presque toutes les églises, quelles que soient leurs tailles, en ont une, de forme toujours octogonale.

Avant d'entrer dans le narthex, on observe les deux tours carrées en façade. Dès les premiers pas dans le narthex et la nef, on est surpris par la pénombre ambiante. C'est la lot des églises romanes, qui n'ont pas été modifiées à l'époque gothique. Les vitraux sont très espacés, ce qui tamise la lumière, confinés dans des maçonneries importantes, voire massives.
Les travées sont imposantes, tout autant que la taille des piliers, surmontés de chapiteaux, pratiquement tous historiés. Les scènes représentent des passages de la passion du Christ (l'arrestation, la flagellation, le portement de la croix), mais aussi quelques uns de ces miracles, comme la multiplication des pains. On y retrouve aussi d'autres scènes, comme Moïse sauvé des eaux, le cavalier de l'apocalypse ou la résurrection des élus par exemple. Au total, près de 36 scènes sont identifiés sur les différents chapiteaux du chevet et dans la quatrième travée de la nef.
Certains de ces chapiteaux conservent encore leurs couleurs, ce qui nous permet de rappeler qu'à cette époque (XIIe s.), toutes les églises étaient peintes, aussi bien à l'intérieur qu à l'extérieur. Le tour du choeur est accessible, ce qui permet d'observer les chapiteaux du déambulatoire.

Dans le transept nord, il faut allumer les lumières du Trésor, on y aperçoit un buste en or sculpté de Saint Baudime (du XIIe s.), ainsi que le reliquaire de Saint Nectaire dans lequel sont sensés se trouver quelques ossements de la main de Nectaire. Il aurait réscussité un mort, ce qui lui a valu sa canonisation.

Cette escapade auvergnate est vraiment exceptionnelle, de part sa localisation, et surtout pour la qualité de sa construction. Un détour à ne pas manquer, avant d'aller chausser les skis à Super-Besse !

Plan de l'église de Saint-Nectaire, cliquez dessous. Si vous souhaitez le détail des chapiteaux, veuiilez consulter ce site : http://www.art-roman.net/stnectaire/stnectaire.htm


Plan de l'église

par Nicolas Mémeteau publié dans : Ailleurs...
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La notoriété du château de Valençay est due à Talleyrand, mais cet illustre occupant ne doit pas faire oublier qu’il n’est pas le responsable de cette superbe construction. Elle est l’œuvre de ses prédécesseurs, notamment la famille d’Etampes au XVIe siècle et Legendre Villemorien dans les années 1760.
 
Le château est situé sur un promontoire donnant à voir toute la vallée du Nahon, excentré par rapport à la vallée de la Loire. Son aspect peut paraître surprenant : une grande aile nord, avec un pavillon d’entrée, une élévation disparate, ponctuée à droite par une grosse tour avec un toit en dôme, de laquelle part une aile ouest, elle aussi terminée par une grosse tour semblable. Entre ces deux ailes se trouve une vaste cour d’honneur, largement ouverte au sud.
Valençay n’a jamais été une forteresse, mais le châtelet d’entrée dispose tout de même d’un crénelage et d’un chemin de ronde de fantaisie. Il est donc une vaste résidence, somptueuse, avec quelques formes pseudo-militaires, symboliques de la Renaissance tardive à laquelle il appartient.
 
Vers 1520-1530, une nouvelle demeure voit le jour sur les restes de la construction médiévale dont il ne reste rien. Le domaine appartient alors à Louis d’Etampes, gouverneur et bailli de Blois, et à son épouse Marie Hurault, fille du général des finances Jacques Hurault de Cheverny.
De cette phase de travaux date la grosse tour nord-ouest, qui est donc la partie le plus ancienne de l’ensemble. A l’extérieur de cette tour, on observe trois niveau de pilastres régulièrement espacés qui rappellent l’élévation de Chambord ,construit dans ces mêmes années pour l’essentiel, même si la tour est finie par son fils, Jacques d’Etampes, vers 1540, notamment la toiture en ardoise. Le chemin de ronde avec des machicoulis traîtés en consoles avec ornements en coquilles rappelle lui l’aile François Ier de Blois.
L’ancienne fonction militaire des châteaux apparaît ici sous une forme purement décorative qui démontre la lente mutation des constructions médiévales durant la Renaissance.
 
En 1599, le châtelet d’entrée se termine malgré l’archaïsme de ces formes : quatre tourelles d’angles et le chemin de ronde par exemple. Cependant, le décor sculpté de ce pavillon avec la superposition des ordres dans les chapiteaux (Renaissance) et surtout le décor de palmes, de rinceaux et de feuillages semble symptomatique du règne d’Henri IV.
De cette même époque date la plus grande partie du logis dont le corps de galerie entre la tour nord-ouest et le pavillon d’entrée avec un portique à cinq arcades. Ces travaux s’échelonnent jusque vers 1640-1650.
 
En 1761, le château est acquis par le fermier général Philippe Charles Legendre de Villemorien et son épouse Marie-Antoinette Bouret. Le couple possède une immense fortune et va pouvoir terminer la construction et lui donner son aspect actuel. L’architecte de Legendre, Joseph Abel Couture, va procéder à des destructions et des constructions de grande ampleur. L’aile orientale est sacrifiée, tout comme le portique sud, ce qui ouvre complètement la cour sur le paysage de la vallée du Nahon.
Sur l’aile ouest, la façade est reconstruite, ainsi qu’une tour au sud-ouest, semblable à la grosse tour nord-ouest de 1540. Cette tour est un étonnant pastiche de la construction Renaissance. Ces interventions sont toutefois formidablement bien intégrées dans le château préexistant, ce qui lui permet d’entrer dans un état satisfaisant dans le XIXe s., lui évitant par là même de lourdes restaurations souvent liées à ce siècle.
 
Legendre meurt en 1789 et son fils vend le domaine à Talleyrand, alors ministre des relations extérieures de la République, en 1803. Talleyrand charge l’architecte Jean Augustin Renard de le remettre au goût du jour. Le mobilier est donc changé, ainsi que l’ensemble de la décoration intérieure, le parc est redessiné. Le pavillon de chasse est construit en 1808 et un théatre est aménagé en 1809 avec un décor néo-classique.
 
A partir de Restauration, le Prince de Bénévent viendra souvent, notamment à l’automne. Les intérieurs évoquent ces séjours de Talleyrand recevant les personnages importants des cours européennes dans un décor d’hotel particulier parisien avec un mobilier empire rappelant entre autre Compiègne ou Fontainebleau.
 
Valençay est une exceptionnelle construction qui vaut d’être vue. Le jardin et la cour d’honneur impressionne, tout comme la vue imprenable sur la vallée avec en fond la pavillon de chasse. Dans la visite, un film dans le pavillon d’entrée sur l’histoire et la construction du monument, et le circuit dans les appartements.
Ici, pas de visites guidées, mais des audio-guides, impératifs mais gratuits (rare). Le texte des audio-guides est très intéressant, assez complet, même si l’objet en lui-même est très désagréable.
Nous avons quelques réserves sur la scénographie. L’ensemble des pièces est meublé dans le style empire qu’à connu Talleyrand. Aucune trace des aménagements antérieurs, ce qui est un peu dommage. Malgré cela le mobilier empire est fort beau. Le site aurait malheureusement besoin de conservation plus sérieuse. Vous apercevrez ici et là des chaises éventrées, une harpes avec des cordes manquantes ou cassées dans le salon de musique… un certain laisser-aller qui agace un peu. Mais vous êtes ici dans un lieu privé, appartenant à Culture Espace (filiale culturelle de Suez), qui n’a pas le souci de conservation des monuments publics. Il y a un effort à faire sur ce point.
La visite est tout de même intéressante de par l’extraordinaire construction que représente Valençay. L'élément qui doit vous convaincre est la cuisine du monument. Vous pouvez visiter les souterrains avec les cuisines et la cave. Ce sont sans doute les plus belles cuisines de château qui nous avons vu jusqu'à présent. Honnêtement, elles valent à elles seules le billet du site !
Etant privé, attendez-vous à un billet assez cher, 8€50 en plein tarif mais on ne les regrette pas à la sortie.
Plus d'infos ici.
par Nicolas Mémeteau publié dans : Ailleurs...
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Monumental souhaite vraiment vous parler du château de Bouges. Pour beaucoup, il est inconnu est c’est franchement dommage. Il s’agit d’un petit monument tout à fait charmant, dans le plus pur style XVIIIe. Il vous fera penser au Petit Trianon de Versailles ou au château de Pignerolle, à l’est d’Angers. Si les villages de l'Indre peuvent s’enorgueillir de toutes leurs robustes églises ou manoirs médiévaux ou Renaissance, cette demeure du XVIIIe siècle vous surprendra.
L’histoire de Bouges commence au début du Xe siècle, en 917 exactement où la terre de Bouges est mentionnée pour la première fois, dans la charte de fondation de l’abbaye de Déols. Au XIIIe s., cette terre relève de la chatellainie de Levroux. Elle se transmettra par les femmes jusqu’au XVe s., ce qui explique la complexité avec laquelle on suit l’histoire de ce site. L’alliance de Jacquette du Peschin avec Bertrand de la Tour, comte d’Auvergne, fait enter la seigneurie, vraisemblablement constituée d’une motte féodale, dans la famille de la future reine de France, Catherine de Médicis. Famille de la Tour d’Auvergne dont est issue également Diane de Poitiers, la rivale de Catherine au XVIe s., dont nous avons déjà parlé.
Le petit castel est décrit comme « une maison-fort, fossés, basse-cour, maison et jardin étant en ladite paroisse et bourg de Bouges ». Il ne disposait pas des mêmes attraits que les châteaux de Chaumont-sur-Loire, que Chenonceau ou que le palais des Tuileries élevé hors les murs de Paris par Philibert Delorme. Il ne paraît pas avoir bénéficié des acquis de l’art de la Renaissance qui s’épanouit dans les châteaux voisins de Valençay et Villongis.
Les documents manquent pour suivre les transformations du château jusqu’en 1759, mais l’acte de vente indique que la motte castrale fut fortifiée, vraisemblablement lors des guerres de religions et de la Fronde.
La famille Leblanc de Marnaval, après une forte ascension sociale, due à une grosse fortune dans les forges, acquiert le château en 1759. A ce moment, il n’est pas question de conserver l’ancienne maison forte. Elle est rasée et, sur ses vestiges, l’actuel château est construit à partir de 1765 (ou 1762).
Dans son organisation en pavillon, Bouges ressemble à beaucoup d’hotels particuliers de son temps, comme l’hotel Peyrenc de Moras à Paris (actuel Musée Rodin), mais aussi à des travaux d’architectes pour des maisons de plaisance, comme le château de Marly, de Jules-Hardouin Mansart, pour Louis XIV.
Bouges devient propriété de Jean-François, marquis de Rochedragon, baron de Mirebeaux, chevalier de l’ordre de Malte et de Saint-Louis, en 1781. Augmenté et administré avec soin, le domaine assure des revenus confortables. Il passe la Révolution sans trop de problèmes. Sa descendance occupe le site jusqu’en 1818, date à laquelle Talleyrand acquiert le château, pour la somme de 650 000 francs. Le château est dit alors « formant pavillon carré à l’italienne, avec terrasses, jardins, parcs, cour d’honneur, basse-cour, écurie, remises, pavillon de concierge, bâtiment d’exploitation ». Talleyrand passe peu de temps à Bouges, préférant résider à Valençay, tout proche, mais, en 1822, il fait dresser un état des titres du domaine, dont il exploite les vignes. L’épouse de son neuveu Edmond, Dorothée de Périgord, princesse de Courlande, devenue Duchesse de Dino en 1817 dispose de la demeure et y séjourne souvent.
Dans son histoire compliquée, Bouges passera encore dans les mains du riche homme d’affaire Masson, puis dans celles d’un général, Mahmoud Benaïad, famille de Djerba, puis des Dufour en 1857. Henri Dufour remania le domaine jusqu’à sa mort en 1913. Les Duchêne créèrent le jardin, notamment Achille, fils du célèbre Henri, qui, avec son frère fut le créateur du parc de Chaumont et de beaucoup d’autres jardins en France, à la fin du XIXe s.
Le dernier propriétaire du château fut Henri Viguier de 1917 à 1967. Le directeur du BHV et sa femme Renée habitent le château, le modernisent. Ils redonnent vie au château en ajoutant des boiseries et du mobilier ancien. Ils sélectionnent de préférence de petits meubles volants, aux marqueteries simples ou en acajou, et des sièges d’époque Louis XVI. Comme à Talcy, ce petit site regorge de pièces de qualité, surtout XVIIIe. A sa mort en 1967, Viguier céda le site à l’état.
 
Il nous faut vous parler du mobilier, qui est tout simplement extraordinaire. Toutes les pièces du château sont meublées, pour la pluapart avec des éléments XVIIIe d'une rare qualité. Vous y trouverez des fauteuils, des bergères, des chaises ponteuses, des chaises percées, ainsi que quelques curiosités comme un rafraîchissoir en acajou (sorte de glacièreavant l'heure !), une table de trictrac, des tables bouillotes, des consoles... Tout ceci rappelle le XVIIIe s. et est en parfait état. Le mobilier vaut à lui seul la visite.
 
Ensuite, après votre tour du château, profitez des jardins, mais surtout allez aux écuries. Elles sont petites (beaucoup plus que celles de Chaumont par exemple), mais sont très intéressantes, avec une collection imposante dans la sellerie. Dans la remise des voitures, vous verrez un grand nombre de véhicules hippomobiles, dans des états de conservations assez divers.
Il faut visiter ce monument pour le calme de cette région, l’harmonie des façades et des différents jardins ainsi que pour la qualité du mobilier que vous y trouverez. A cela s’ajoute les dépendance, dont de petites écuries tout à fait charmantes, et un jardin fleuri, de fleurs sauvages, délicieux.
La seule déception concerne la visite guidée, obligatoire ici qui n’était pas d’une grande qualité (visité en 2005). Ce peut être le fruit du hasard. Mais cela n’a pas gâché notre plaisir de visiter ce monument, qui est à coup sûr, notre coup de cœur de l’année passée. Il faut y aller !
 
C'est assez loin de tout, c'est pourquoi si vous passez par là, nous vous recommandons de visiter également Valençay... mais ceci est une autre histoire !
 
Château de Bouges
36110 Bouges-le-Château
Plan d'accès ici
 
Tel. 02 54 35 88 26 Web : bouges.monuments-nationaux.fr
Visites commentées : avril, mai, juin, septembre octobre : tlj (sauf mardi) 11h, 15h, 16h, 16h45.
Juillet, août : tlj 11h, 12h, 15h, 16h, 17h, 17h45
Mars & novembre : WE 15h, 16h, 16h45. Fermé de décembre à février & le 1er mai.
par Nicolas Mémeteau publié dans : Ailleurs...
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L'office de tourisme de Vendôme a eu la riche idée de créer dans les alentours un parcours des fresques et des peintures murales. Sur plus de 20 km, vous pourrez découvrir plus de 80 chapelles, églises abbatiales ou collégiales. Il est même possible de réaliser une partie du parcours en visite guidée, grâce à un guide de l'office de tourisme. Je me suis donc précipité, avec un de ces guides ( et ami !) dans 3 de ces chapelles, à Lavardin, Montoire et Saint Jacques des Guérets, dans les environs de la ville de Vendôme.
Voici 3 chapelles romanes de très belles factures, mais le plus facinant est donc à l'intérieur. Des fresques et des peintures murales y sont visibles, toutes des XIIe et XIIIe siècles, dans des états de conservation assez divers, mais avec des couleurs vraiment extraordinaires.

L'église Saint-Genest de Lavardin est certainement la plus imposante extérieurement et intérieurement, avec sa nef charpentée, ses grandes arcades reposant sur des piliers carrés, de l'époque mérovingienne pour certains. Elle semble avoir été bâtie vers la fin du XIe, ou le début du XIIe s. A l'extérieur, le clocher porche est du XIe s. et n'a jamais subi de restaurations. Prenez le temps de faire le tour, le long de la nef, avant d'entrer. La maçonnerie est à observer, avec les baies romanes, entourées de colonnettes à chapiteaux sculptés, avec des scènes historiées représentant le Christ et les apôtres. A l'intérieur la nef est imposante mais c'est surtout le choeur qui doit attirer l'attention, avec les piliers carrés et les énormes chapiteaux, d'époque mérovingienne. Un Christ en majesté est peint, dans une mandorle, bien sûr, dans l'abside en cul-de-four du chevet, mais le plus intéressant se trouve dans les chapelles orientées, notamment au sud. On y voit beaucoup de scènes dont Saint Michel pesant les âmes, avant l'accès au paradis, des démons poussant des morts vers les limbes, ainsi que d'autres accueillis au paradis par Saint Pierre. Sans oublier les couleurs des chapiteaux, des arcs doubleaux à motifs végétaux... Le décor est extrêment riche, il faut prendre son temps...

A Montoire-sur-le-Loir, nous vous conseillons la visite de la chapelle Saint-Gilles. C'est en fait un ancien prieuré, du XIe s., partiellement détruit à la Révolution, dont Pierre de Ronsard fut prieur au XVIe s. La nef a disparue, il ne reste que le chevet et les deux chapelles en cul-de-four des transepts. Autour de l'église se trouve un petit jardin tout à fait charmant, au fond duquel un lavoir résiste tant bien que mal au temps. Le cadre est vraiment adorable. Les peintures datent du XIIe et du XIIIe s. Trois Christ en majesté dans les 3 chapelles (le choeur et les deux côtés du transept), mais d'époques différentes, de factures différentes, néanmoins toutes intéressantes. Ce sont des oeuvres majeures de l'iconographie romane, mais dont l'interprétation et la stylistique reste sujet à controverse. A ceci s'ajoutent deux statues une de Saint Martin et une de Saint Gilles bien sûr.

A Saint-Jacques des Guérets, l'église ne paie pas de mine à l'extérieur, mais elle est l'une des plus imposant de la région.Elle doit sa réputation et son nom au fait qu'elle est située sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle. Sa nef fait plus de 20 mètres de long, pour 8 mètres de large et les peintures, du XIIIe s., sont fabuleuses. Vous y verrez encore un Christ en majesté, typique de l'époque romane, mais aussi une crucufixion, ainsi qu'une représentation de la Cène tout à fait réussie et atypique, notamment pour ce qui est de l'image de Judas et de Saint Jean Baptiste.

Cette excursion, à faire seul ou avec l'office de tourisme de Vendôme est réellement passionnante pour qui s'intéresse aux peintures murales. Ce n'est pas une ballade très connue dans le bas-vendômois, mais elle vaut le détour et vous serez tranquilles dans les chapelles, elles sont peu visitées. L'office de tourisme a fait tout un travail d'affichage, de création de panneaux explicatifs sur sites qui sont vraiment bien faits. A faire si vous souhaitez vraiment sortir des sentiers battus du val de Loire.

Pour plus d'infos, contacter l'office de tourisme, par mail, ou par téléphone et courrier ici
N'oubliez pas l'album photo ici. Bonne route !

par Nicolas Mémeteau publié dans : Ailleurs...
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Tout le monde connaît l'Arc, sur les Champs-Elysées, mais on ne sait pas toujours qu'on peut le visiter. Enfin, visiter est un grand mot, on peut monter dedans, ou dessus plutôt ! La visite se tient dans ces mots. Il s'agit juste de monter les escaliers, et il y en a beaucoup (!), pour se retrouver tout en haut. Mais l'extérieur est en accès libre.

La vue est panoramique sur Paris, elle vaut la peine. Mais c'est tout ce qu'il y a à faire. En bas, vous pouvez tranquillement faire le tour et observer les nombreux reliefs des grandes batailles de la fin du XVIIIeme siècle et du début du XIXeme siècle. Le programme sculpté est très riche, valorisant le courage militaire, la Révolution et la personnalité de Napoléon lui-même.

C'est Napoléon 1er qui décrète le 18 février 1806 la construction d'un grand Arc de triomphe. Nous connaissons le goût de l'empereur pour l'Antiquité romaine. Ses architectes, Chalgrin et Raymond s'inspirent de l'Arc de Titus à Rome. Mais la construction durera près de trente ans et le projet sera maintes fois remanié, environ six fois, lié aux changements politiques, nombreux pendant cette période (première et deuxième restauration, monarchie de juillet).

Adolphe Thiers, président du conseil, inaugure le monument en 1836, en pleine Monarchie de Juillet. Il est censé glorifié les victoires militaires de la France durant la Révolution Française et le Premier Empire. Dans les années suivantes, il sera le haut-lieu des grands évènements du pays : le retour des cendres de Napoléon en 1840, exposition de la dépouille de Victor Hugo en 1885, défilé des troupes françaises en 1919 et en 1944, après la libération de Paris.

Avec le temps, l'Arc de triophe est devenu Le lieu patriotique par excellence, lieu des défilés du 8 Mai, du 14 Juillet et du 11 Novembre.

La visite (ou la vue) coûte 7 €, ce qui peut rebuter certains. Mais on peut gratuitement, par le tunnel, aller aux pieds de l'arc, la ballade est sympa, les sculptures sont impressionnantes. Pour ce qui est de la vue, on peut l'avoir gratuitement du Sacré-Coeur ! Mais elle n'est pas tout à fait panoramique. De plus, dans l'arc, vous pouvez régulièrement voir des expositions, pour le même prix, à l'étage sous la terrasse. L'an dernier, nous avons vu une formidable expo sur l'armée de Napoléon en campagne, qui justifiait à elle seule le prix du billet.

La visite vaut donc vraiment le coup lors qu'elle comporte une belle exposition. Mais quand il n'y en a pas...
Pour plus d'infos : arc-de-triomphe.monuments-nationaux.fr

 

L'arc de triomphe. Tout le monde le connaît, mais on ne s'en lasse pas !

par Nicolas Mémeteau publié dans : Ailleurs...
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